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Sélection du libraire
Difficile de citer tous les livres que nous apprécions !
Nous essaierons donc d’en présenter un maximum en renouvelant nos sélections le plus souvent possible, sélections qui ne concernent pas que les nouveautés
N’hésitez pas à nous signaler tous les livres que vous souhaitez recommander, en nous les présentant brièvement : écrivez-nous à info@librairie-resistances.com
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Le printemps des Sayanim
Description :
Titre : Le printemps des Sayanim
Auteur : Jacob Cohen
Langue : Français
Edition : L’Harmattan
Prix : 172 pages - 16,50 euros
ISBN : 978-2-296-11284-1
"Entre fiction et réalité" nous dit l’auteur de ce récit consacré aux petites embrouilles du lobby israélien dans la vie politique française. Commençons par la réalité, puisque Jacob Cohen ne s’est pas donné une peine excessive pour masquer, avec humour, la véritable identité du veule maire de Paris, un certain Bertrand Delanoix dans le livre, ni l’hystérie de la grande pourfendeuse de musulmans Caroline Fourrière ou de son parrain à Charlie Hebdo Philippe Gale.
Le tout, sous la houlette d’une brochette de "Sayanim" ("informateurs", en hébreu), des juifs sionistes français cornaqués par le correspondant du Mossad à l’ambassade d’Israël à Paris. Ainsi, "MST", le philosophe entarté que le monde entier nous envie, réalise ses basses oeuvres de désinformateur en liaison directe avec l’ambassade, tandis que le maire du XVIème arrondissement de la capitale, Goasgun, met ses locaux municipaux à la disposition des dirigeants du lobby sioniste en France : le président de la Licra Patrick Fauderch, de l’UEJF un certain Nabab, etc.
Les serpillères d’origine arabe Malek Bouffi et D’lil Boubakhar en prennent aussi pour leur grade. Le tout, suggère Jacob Cohen, sur fond de magouilles maçonniques, qu’il s’agisse de la franc-maçonnerie française, noyautée par des frères sionistes, ou de cette franc-maçonnerie ouverte aux seuls Juifs qu’est le Bnaï Brit. Ce sont peut-être ces pages-là qu’il faut mettre au compte de la "fiction" revendiquée par l’auteur. Elles semblent moins convaincantes, en tout cas, que le reste du récit. |
Boycott, Désinvestissement, Sanctions Par Omar Barghouti
Description :
Titre : Boycott, Désinvestissement, Sanctions
Auteur : Omar Barghouti
Langue : Français
Edition : La Fabrique
Prix : 192 pages - 14 euros
Sortie du livre d’Omar Barghouti "Boycott, Désinvestissement, Sanctions"
Par Omar Barghouti
Contre Charles Boycott, propriétaire terrien irlandais, ses fermiers organisèrent en 1879 un blocus qui l’obligea à capituler sur les loyers et les conditions de travail. Le boycott est l’arme des pauvres contre les puissants, des opprimés contre la domination.
Le mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) est issu d’organisations populaires palestiniennes en lutte contre l’occupation militaire de la Palestine et l’apartheid en Israël. Comme l’explique Barghouti, c’est un mouvement non violent, moral et antiraciste. Il vise tous les produits en provenance d’Israël : le limiter aux produits des colonies serait le rendre inefficace, tant cette origine est facile à masquer . Il vise entre autres le domaine académique, car à de très rares exceptions près l’université israélienne est complice de l’occupation et de l’apartheid.
Le débat sur le boycott atteint désormais des pays aussi divers que la Norvège, l’Australie, les États-Unis ou l’Afrique du Sud. Sur ce débat, le public français est mal informé. La publication de ce livre, qui comble une lacune, est menée au nom de la liberté d’expression et du droit du public à une information indépendante. |
Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours
Description :
Titre : Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours.
Auteur : Sous la direction de COLOMBAT Benoît et SERVENAY David
Langue : Français
Edition : Paris, la Découverte, 2009
Prix : 25 €
Frédéric Charpier, Martine Orange et Erwan Seznec se joignent aux deux directeurs de cette Histoire secrète pour nous révéler les dessous, bréneux à gerber, du monde des affaires.
Ils s’intéressent aux principaux acteurs du capitalisme français en quatre-vingt-six articles, regroupés autour de cinq grandes périodes.
La première, " De la collaboration à l’anticommunisme, la reconstruction du système (1945-1968)" montre comment les patrons vichyssois ont gardé les commandes contre l’acceptation du modèle social imposé par le Conseil national de la résistance, certains profitant déjà habilement des "bonnes affaires" de la République pour construire de colossales fortunes (Bouygyes, Leclerc, etc...).
La période suivante (1969-1981) voit les patrons, verts de trouille durant le mouvement social de Mai 1968, bien déterminés à faire éclater les régulations étatiques de l’après-guerre, ce à quoi les aideront activement Pompidou et Giscard d’Estaing, grâce à l’imbrication entre le capitalisme d’Etat et le monde des affaires, et grâce à la corruption : on arrose le terrain (syndicats, partis, intellectuels, etc), cela pour permettre "l’Emancipation sauvage du capitalisme français".
"Le socialisme patronal" de la période suivante, 1981-1987, marque le triomphe idéologique des idées libérales : un gouvernement de gauche impose "la rigueur" au peuple et offre au grand capital "les privatisations".
"La mondialisation en marche (1988-1997)", sur fond d’ouverture des marchés, de délocalisation accélérée et de dérégulation financière, fait perdre la main à l’Etat au profit des grands patrons.
"L’ère des tueurs (1988-2009)" - en 1997, Gandois président du CNPF qualifie de "tueur" son successeur Seillière- parachève le travail de liquidation de l’ Etat social et la domination du capital sur le travail et sur l’économie.
Cette mainmise de quelques-uns sur le travail et la richesse de tous repose principalement sur la triche : trafic d’influence, arnaque, escroquerie pure et simple, détournement constant des lois (rôle des conseilelrs fiscaux...), d’où les scandales politico-financiers toujours plus énaurmes (Elf, Crédit Lyonnais)...
Les patrons, avec leurs parachutes multiples, plongent rarement, et peu de temps... |
Palestine
Description :
Titre : Palestine
Auteur : HADDAD Hubert
Langue : Français
Edition : Zulma, Paris, 2008. Livre de Poche, 2009
Prix : 5,50€
Prix des Cinq Continents de la Francophonie 2008, Prix Renaudot Poche 2009.
Palestine est l’histoire d’un soldat israélien devenu amnésique lors d’un affrontement avec un commando adverse, qu’une veuve palestinienne soigne et adopte : une très belle traversée du miroir, quand on cesse de rejouer Narcisse et qu’on découvre enfin l’autre. |
MAYER Arno J., De leurs socs, ils ont forgé des glaives. Histoire critique d’Israël.
Description :
Titre : De leurs socs, ils ont forgé des glaives. Histoire critique d’Israël.
Auteur : Arno J. MAYER
Langue : Français
Edition : Paris, Fayard, 2009.
Prix : 27 euros
Arno Mayer, dont le père fut un militant sioniste actif, se considère comme un "Juif non juif " et élabore son histoire d’Israël, en s’appuyant sur les premiers critiques internes du sionisme politique, Ahad Haam, Martin Buber et Judah Magnes, ainsi qu’en faisant de l’histoire du sionisme et d’Israël une sorte de microcosme de l’histoire mondiale, de la Première Guerre mondiale au renouveau islamique en passant par l’effondrement de l’Empire ottoman ou l’importance persistante de la connexion pétrolière.
Il souligne le poids que le "judéocide" nazi fait peser sur la représentation d’Israël, "le passé infiniment manipulable" faussant tout approche scientifique.
Il rappelle la violence fondatrice bien antérieure au judéocide, violence clairement exprimée par Jacobinsky, fondateur du Betar, dans son livre de 1923, Mur d’acier, dont les dirigeants israéliens successifs ont peu ou prou repris le canon principal selon lequel seule la force armée permettra à Israël de réaliser son objectif qui est la souveraineté sur la totalité de la Palestine.
C’est effectivement la suprématie militaire, diplomatique et économique absolue qui lui permet d’occuper aujourd’hui 78% du territoire palestinien.
En perdant de vue le légitime désir d’autodétermination des Arabes de Palestine, en perdant le sentiment des limites, le militarisme forcené de l’État ne serait-il pas le pire ennemi d’Israël. |
Scènes de la guerre d’Algérie en France Automne 1961
Description :
Titre : Scènes de la guerre d’Algérie en France Automne 1961
Auteur : Jean-Luc EINAUDI
Langue : Français
Edition : Cherche Midi 2009
Prix : 19 €
Cet ouvrage est le troisième, après La Bataille de Paris (1991) et Octobre 1961, un massacre à Paris (2001), que Jean-Luc Einaudi consacre à la période allant de l’été à l’automne 1961 et singulièrement aux manifestations algériennes du 17 octobre dans la capitale, où la répression sanglante fut orchestrée par le préfet de police d’alors, Maurice Papon.
Jean-Luc Einaudi a recueilli de nouveaux témoignages d’une vérité crue et a eu accès à des archives inédites de l’ex-fédération de France du FLN. Ces documents éclairent particulièrement la guerre sans merci, dans le Nord et l’Est de la France, entre le FLN et le MNA, l’autre organisation nationaliste algérienne, dirigée par Messali Hadj.
Un ouvrage essentiel sur l’une des faces cachées de la guerre d’Algérie. |
Douce France : rafles, rétentions, expulsions
Description :
Titre : Douce France : rafles, rétentions, expulsions
Auteur : Olivier LE COUR GRANDMAISON
Langue : Français
Edition : éditions du Seuil / RESF 2009 ( 295 pages)
Prix : 19 €
Élaboré avec le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), Douce France est un livre engagé, rédigé par des spécialistes. De façon méthodique et pluridisciplinaire, il explore la politique migratoire menée par la France. Approches historiques, sociologiques, psychanalytiques et juridiques se complètent ici pour dresser le tableau inquiétant d’une politique indigne.
Publié sous la direction d’Olivier Le Cour Grandmaison maître de conférences en philosophie et sciences politiques à l’Université d’Évry-Val-d’Essonne, il rassemble des contributions de : Marc Bernardot professeur de sociologie, Alain Brossat professeur de philosophie, Armando Cote psychanalyste, Jérôme Valluy maître de conférences, Nicolas Ferran permanent de la Cimade, Serge Slama maître de conférences, Serge Portelli magistrat, Seloua Luste Boulbina chercheuse associée, Claire Rodier chargée d’étude au Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI) ainsi qu’une vingtaine de témoignages de sans-papiers. |
"Yasser Arafat, intime. La passion de la Palestine" D’Isabel Pisano
Description :
Titre : "Yasser Arafat, intime. La passion de la Palestine"
Auteur : Isabel Pisano
Langue : Français Traduit de l’espagnol par Gisela BULWA
Edition : En coédition avec Timéli
Prix : 20 €
Après la mort du leader palestinien, Isabel Pisano s’est décidée à raconter l’histoire de Yasser Arafat, en décrivant avec précision la véritable personnalité de cet homme qu’elle a connu dans l’intimité : un leader marqué par le destin de son peuple, un fin politique et un combattant entouré de mystère.
L’auteur équilibre avec talent l’histoire de la lutte politique d’Arafat avec l’OLP et le Fatah, et celle de leur improbable relation sentimentale. De manière personnelle et souvent drôle mais sans aucune concession ni apitoiement, elle décrit les coulisses du pouvoir palestinien, son entourage, les enjeux, les trahisons, les souffrances, les victoires comme les échecs du leader dans un cadre marqué par la violence et la guerre. Femme et journaliste, elle nous offre son regard privilégié et authentique sur un homme mal connu qui fut longtemps diabolisé par les médias.
Le témoignage d’Isabel Pisano apporte une perspective entièrement différente sur un homme politique qui a marqué l’un des plus vieux conflits au monde ; un conflit qui, 5 ans après la mort du dirigeant palestinien dans des conditions aussi mystérieuses que controversées, reste malheureusement toujours d’actualité. |
la Conquête des Amériques, vue par les Indiens du Nouveau Monde.
Description :
Titre : la Conquête des Amériques, vue par les Indiens du Nouveau Monde.
Auteur : HORNA Hernan, trad. Ph. Stroot
Langue : Français
Edition : Paris, Genève, co-ed. Demi-Lune et Timéli, coll Résistances. 2009
Prix : 18 €
L’histoire est d’abord écrite par les vainqueurs, qui se donnent le beau rôle : leurs motivations ne sauraient être qu’élevées et leurs agissements moraux.
Ainsi les colonisateurs, venus de "cultures hautes", selon la terminologie de Horna, marquées par l’écrit, l’urbanisation , l’accumulation des richesses, l’inégalité sociale et l’Etat - or,depuis Pierre Clastres, la Société contre l’Etat, on ne peut ignorer que l’Etat n’est pas la finalité des sociétés humaines, certaines ayant sciemment refusé son pouvoir coercicif - justifient par l’infériorité raciale et culturelle des colonisés les barbaries qu’ils committent par vanité et avidité, véritables soudards dont la veulerie est soutenue par la supériorité de l’armement.
Hernan Horna adopte une perspective renouvellée pour "son" histoire du "Nouveau Monde" et la description des "sauvages" qu’étaient Mayas, Aztèques, Incas lors de la Conquista. |
Qui arme Israël et le Hamas ? La Paix pass(é)e par les armes ?
Description :
Titre : Qui arme Israël et le Hamas ? La Paix pass(é)e par les armes ?
Auteurs : BOUVERET P., FENAUX P., PAILHE C., POITEVIN C.
Langue : Français
Edition : Bruxelles, GRIP, Observatoire des armements, Amnesty international, 2009
Prix : 9,90 €
BOUVERET P., FENAUX P., PAILHE C., POITEVIN C., Qui arme Israël et le Hamas ? La Paix pass(é)e par les armes ? Bruxelles, GRIP, Observatoire des armements, Amnesty international, 2009. 9,90 €
Une des tartes à la crème de la pensée politiquement correcte en cas de conflit - qu’il soit public ou privé- , c’est de donner également tort aux deux parties, le conflit étant censé être le produit du rapport qu’elles entretiennent et dans lequel chaque partie aurait une responsabilité équivalente.
Paresse intellectuelle, hypocrisie ou lâcheté ?
L’analyse bien documentée que l’on trouve dans Qui arme Israël et le Hamas ? La Paix pass(é)e par les armes ?, fait la lumière sur les transferts d’armes et de technologie au profit d’Israël - la France fut jusqu’à l’embargo décidé par le Général de Gaule en 1967 le premier pourvoyeur d’armes, les États-Unis prirent la relève- faisant de ce pays, qui dès 1948 possédait sa propre industrie de guerre, la 6ème puissance nucléaire au monde à la faveur de l’accord passé entre Nixon et Golda Meir en 1969, suivant le principe "don’t ask, don’t tell" ! Israël exporte du matériel de pointe : drônes, missiles, satellites, électronique de défense, etc.
Quant à l’opération Plomb durci, on apprend qu’en 2007 Israël n’a pas fait aux Nations Unies la déclaration annuelle obligatoire de transferts d’armes, que la même année Bush a annoncé 30 milliards d’aide, soit une augmentation de 25% maintenue par Obama, cela étant considéré comme "un investissement pour la paix" ! Si l’opération Plomb durci a été principalement financée par le contribuable américain - 7 millions d’Israéliens bénéficient, depuis 1974 de la majorité de l’aide nord-américaine, ce qui permet à certains de s’extasier sur le développement du pays et le courage de ses colons !- , les expertises d’Amnesty international sur l’analyse des débris d’un missile israélien lancé sur une ambulance atteste des composants made in France... En face, le Hamas dispose d’un arsenal en quasi totalité artisanal, la plupart des roquettes menaçant la sécurité d’Israël étant des tuyaux, parfois volés sur les tuyauteries d’Israël, de 15 cm de diamètre et 2 mètres de long, remplis de produits explosifs, de clous et boulons !
Rappelons le bilan de la déontologie guerrière garantie par l’Occident : du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, Plomb durci a fait 13 morts, 3 civils et 10 soldats dont 4 tués par un "tir ami" du côté israélien, et du côté palestinien 1434 morts dont 960 civils et 5303 bléssés dont beaucoup d’handicapés à vie, sans compter l’étranglement du Hamas du point de vue militaire, 80% des tunnels assurant la contrebande entre Gaza et l’Egypte ayant été détruits.
Y’a pas photo ! Mais la plupart des media, fidèle aux mêmes lignes éditoriales, continue à présenter les plus violentes agressions de "l’armée la plus morale du monde" comme une juste riposte d’Israël menacé... Paresse intellectuelle, hypocrisie et lâcheté valent complicité ! |
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