Alain Deneault, qui anime le collectif Ressources d’Afrique et enseigne la
sociologie à l’Université du Québec à Montréal,remet en question l’image
factice répandue sur la scène internationale d’un Canada intrinsèquement bon, pacifiste et généreux.
Il démontre que le Canada appuie politiquement et financièrement des
sociétés minières et pétrolières qui exploitent le sol africain,
enregistrent des profits colossaux à la Bourse de Toronto, alors qu’elles
commettent les pires abus en Afrique.
Alain Deneault décrit avec lucidité et ironie l’architecture du système
politique et financier canadien qui soutient le pillage des ressources du
continent africain. Il explique pourquoi 60 pour cent des sociétés minières mondiales sont canadiennes.
Dans la droite lignée des ouvrages de François-Xavier Verschave sur la
Françafrique et de Jean Ziegler sur la criminalité financière, l’auteur
montre que le Canada, pourtant vierge de tout passé colonialiste, maintient lui aussi l’Afrique dans un état de dépendance post-coloniale.
Alain Deneault a fait paraître des articles dans de nombreuses revues
scientifiques (Global Crime, Mouvements, Le Coq héron.)
de même que dans des publications politiques telles que Billets d’Afrique, À
bâbord !, ou encore dans Le Devoir. Il est l’auteur de Paul Martin et compagnies, Soixante thèses sur l’alégalité des paradis
fiscaux (VLB, 2004).
Depuis la publication du livre Noir Canada aux Éditions Écosociété, il est
victime de deux poursuites-bâillon de la part des sociétés aurifères Barrick Gold et Banro Corporation, totallisant 11millons
de $CAN .